Le sécurisexe
Le risque de transmission de l’hépatite C par voie sexuelle est très faible. La transmission est cependant possible s’il y a présence de sang, comme c’est le cas durant les règles ou lorsque les organes génitaux présentent des coupures ou des déchirures minuscules. Ce genre de coupures peut se produire lors d’actes sexuels « brutaux », tels que le fisting ou les relations prolongées sans lubrifiant. La présence d’ITS et du VIH peut également favoriser la transmission de l’hépatite C.
Le risque de transmission de l'hépatite C par voie sexuelle est très faible. La transmission est cependant possible s'il y a présence de sang, comme c'est le cas durant les règles ou lorsque les organes génitaux présentent des coupures ou des déchirures minuscules. Ce genre de coupures peut se produire lors d'actes sexuels « brutaux », tels que le fisting ou les relations prolongées sans lubrifiant. La présence d'ITS et du VIH peut également favoriser la transmission de l'hépatite C. Même les relations sexuelles orales comportent un risque de transmission de cette infection s'il y a des coupures ou des déchirures sur les lèvres ou dans la bouche (les pipes à crack improvisées ou cassées causent souvent ce genre de blessures). Afin de prévenir la propagation de l'hépatite C, il est donc important d'utiliser un condom ou une digue dentaire pour les relations sexuelles orales, vaginales et anales.
Selon certaines recherches, pour les couples hétérosexuels monogames où l'un des partenaires est porteur de l'hépatite C, le risque de transmettre le VHC lors d'une relation sexuelle serait, à vie, de 5 % environ. Certains considèrent que ce risque est assez faible pour justifier l'abandon du condom. D'autres refusent cependant d'exposer leur partenaire au risque, si réduit soit-il, et utilisent donc systématiquement le condom. Ce dernier est de rigueur pour la plupart des relations sexuelles avec la plupart des personnes. Les relations sexuelles non protégées exposent les gens à de nombreuses infections, telles que le VIH, l'hépatite B et d'autres ITS. Lorsqu'une combinaison de ces maladies est présente (co-infection), les conséquences sur la santé risquent d'être plus graves que celles d'une seule maladie.
Il va sans dire que le sécurisexe ne réside pas uniquement dans l'usage du condom. Baiser de façon sécuritaire nécessite la bonne volonté des partenaires, un engagement personnel et l'accès à du matériel adéquat : lubrifiant, digues dentaires, gants de latex et condoms. La communication et la confiance sont essentielles pour négocier le sécurisexe avec ses partenaires. Elles risquent cependant d'être minées par un fort désir de gratification sexuelle immédiate ou un besoin malsain d'intimité. La peur du rejet et une pauvre estime de soi peuvent amener les gens à choisir le plaisir aux dépens de la protection, alors même que les deux ne sont pas incompatibles.
Pour aider les gens à faire des choix éclairés et à acquérir l'autonomie nécessaire à une bonne prise de décisions en matière de sexe, il est important de leur parler de toutes les options qui s'offrent à eux, y compris les condoms masculin et féminin.


